Dina Mattar est née en 1985 à Gaza, où elle vit et travaille. Elle a obtenu en 2007 une licence en éducation artistique à l’université Al-Aqsa. En 2012, elle a été sélectionnée pour une résidence d’artiste à la Cité internationale des arts, à Paris. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions en Palestine, ainsi qu’en Grande-Bretagne, en Irlande, en France, en Suisse, aux États-Unis, en Argentine, en Jordanie, à Dubaï, à Abou Dabi, au Qatar, au Japon, en Allemagne et aux Pays-Bas. Dina travaille comme professeure d’arts plastiques dans les écoles publiques de la bande de Gaza. Elle est membre fondatrice du groupe Eltiqa pour l’art dans la bande de Gaza.
Dina célèbre la vie à travers son art. Elle souhaite transmettre l’espoir et l’optimisme, ce qui reflète sa conviction que la vie mérite que l’on y investisse tous nos efforts pour donner le meilleur de nous-mêmes. Artiste vivant et travaillant dans la ville de Gaza, connue pour son chagrin, sa douleur, ses guerres, son siège et son instabilité, Dina est déterminée à présenter son travail comme un message venu de cette petite région géographique mais qui dépasse largement ses frontières.
À travers ses œuvres, elle souhaite représenter son peuple et communiquer son message : « nous nous efforçons de vivre en sécurité et en paix ». La nature qui l’entoure et la réalité dans laquelle elle vit sont ses principales sources d’inspiration. Elle propose des images que d’autres peuvent apprécier et espère créer des œuvres qui remettent en question la vision dominante de la vie à Gaza. Les éléments de la nature constituent la base des motifs décoratifs qui imprègnent et animent ses peintures.
Les fleurs, les plantes, les arbres, les oiseaux, etc., qui apparaissent généralement dans l'art islamique se transforment en formes simples et abstraites. Ces éléments font désormais partie intégrante de la broderie palestinienne et sont dessinés avec des fils de soie ; des symboles géométriques abstraits racontent les différentes histoires palestiniennes représentées par chaque robe. Chaque robe raconte une histoire, révélée par des fils délicats et harmonieux. De minuscules détails composent les paysages merveilleux et parfaits créés par les mains des femmes palestiniennes créatives. La femme palestinienne est son modèle et constitue le fondement de la plupart de ses œuvres ; elle est la muse qui lui donne le pouvoir de créer. Chaque fois qu'elle commence un nouveau projet artistique, Dina sent sa forte présence. Elle s'identifie à elle à la fois en tant que femme et en tant qu'artiste, car elle fait partie intégrante de cette société. Elle appartient à chaque partie de celle-ci.
Dina aime découvrir les nombreux aspects qui peuvent être développés à travers son travail artistique. Dans chaque peinture, elle découvre son amour et sa complicité avec la femme qui la relie à de nouveaux lieux et à des époques différentes, et qui l'invite dans un espace qu'elle aime et qu'elle aimerait partager avec les autres. Les femmes constituent la moitié de la société, mais elles embrassent la société tout entière. Une femme est une mère, une épouse, une sœur, une amie et une compagne dans la lutte. Dina leur rend hommage, car elle est aussi martyre, prisonnière et combattante.
Son nouveau projet, intitulé *Long Live Women*, est dédié à toutes les femmes. Elle se concentre sur le rôle et la lutte de la femme palestinienne qui ne quitte jamais le champ de bataille et qui est toujours présente pour soutenir son partenaire dans tous les domaines, une femme qui a fait ses preuves dans cette vie et qui continue à affronter courageusement tous les défis. C'est sa vie, et c'est ce qu'elle dépeint à travers ses peintures, dans l'espoir d'avoir un impact positif sur le cœur des spectateurs.